Pierre Paret, dans le Sud Ouest (octobre 1968), s'exprime en ces termes à son sujet :

"Labégorre a maintenant trouvé son second souffle, il est en train de justifier les espoirs fondés sur lui.

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" J'éprouve toujours un vif plaisir à visiter une exposition de Serge Labégorre (écrit, en octobre 1968, Daniel Saunier dans le Courrier Français). Ce jeune Libournais est l'un de nos meilleurs Girondins. Sa vigueur, son coloris ont quelque chose de sain.

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dimanche, 28 avril 2013 17:26

Témoignant de la présence de l'homme

"La dernière thématique exploitée par le peintre s'attache au paysage. Mais pas à n'importe quel paysage, puisqu'il s'agit presque toujours d'un site habité, architecturé, civilisé, c'est à dire témoignant de la présence de l'homme, écrit Dominique Dussol, journaliste et critique, dans le magnifique catalogue de l'exposition "Labégorre - Les reliefs de l'âme" (Mérignac - vieille Eglise Saint Vincent, avril et mai 2009). Là encore, le recours à des couleurs heurtées, la véhémence de la touche, l'extrême brutalité de la facture témoignenr, plus que jamais, des bouillonnements d'une peinture en révolte.
Serge Labégorre choisit de "s'attaquer" à des édifices en pierre - solides, imposants, presque immuables - et qui ont fait leurs preuves. Ce sont des bastions de résistance contre l'inconsistance des modes passagères, des rochers inaltérables qui se sont inscrits dans le paysage urbain le plus quotidien. Mais une fois encore, il s'agit pour le peintre de libérer les énergies qui s'y sont emmurées depuis des siècles, en ouvrant des brèches béantes pour laisser s'épancher les passions trop longtemps retenues. Aussi oppose t-il à la nature impavide de ces masses monolithes, la fluidité de sa touche, la fugacité de son geste, la tonicité de sa palette. Il répond ainsi à la rationalité des calculs de l'architecte par l'inspirationplus instinctive et jubilatoire du peintre. Au cartésianisme de la règle et du compas, il opose l'empirisme de sa fureur poétique."

Dominique Dussol - extrait de Labégorre - Les reliefs de l'âme.

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Labégorre, peintre de la région bordelaise, coloriste fougueux, brosse ses toiles à grands traits de couleurs pures qui s'enrichissent de la présence de tons neutres : des blancs et des noirs. C'est un tempérament généreux qui nous fait partager sa joie de vivre à travers des thèmes aussi simples et classiques que des baigneuses et natures mortes composées de pichets et de vases. Les formes parfois enfermées dans des cernes noirs tendent de plus en plus à éclater, se lier à l'espace qui les entoure dans des compositions dynamiques à l'intérieur du cadre toujours trop petit pour en contenir la totalité.

Geneviève Breerette.

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Labégorre, Gaerie Zunini, Paris.

Samedi matin. 11 heures, c'était fermé. J'ai pu voir à travers la vitrine de fortes peintures armées par un cerne vigoureux et large indiquant seulement les premières masses des natures mortes ou bien faites de surfaces élémentaires, peintes distinctement et qui s'épaulent au bénéfice de la plénitude du corps féminin, par exemple. Un art dépouillé à l'extrême, que des couleurs ardentes, des gestes vifs, entrainent dans des mouvements d'un lyrisme et d'un enthousiasme peu communs.

Jean Chabanon - Le Monde.

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dimanche, 07 avril 2013 17:27

Le talent est un ambassadeur choix

De Baltimore à Los Angeles, en passant par New York, Santa Fe et Chicago, je sais que les expositions des oeuvres de Serge Labégorre seront une révélation profonde pour tous ceux qui par bonheur iront les visiter.

Cette peinture est rebelle, libre, sans concession, pleine de vie.

Le talent est un ambassadeur de choix. Aussi c'est avec joie et fierté que je salue l'expérience que tente notre artiste bordelais.

C'est un artiste en pleine maturité qui a su conserver la fougue de ses débuts. Mais sa plus grande force, c'est sans aucun doute son authenticité.

Préface de Jacques Chaban Delmas, Maire de Bordeaux - 1989.

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dimanche, 07 avril 2013 17:06

Labégorre aux Etats Unis

Voilà trente ans que Serge Labégorre a les doigts dans la peinture. Trente ans qu'il habite dans ce qu'il appelle la maison et qu'il ne peut en sortir.

L'aménagement avait commencé dans uen adolescence malade, de celles qui laissent couché un jeune homme au mileu de livres épars. Serge Labégorre s'était alors gavé d'images, de reproductions, vengean son incapacité à visiter les musées. Il en a gardé le culte intelligent de 2000 ans de peinture européenne tant il est vrai, dit-il, que " l'on ne peut faire table rase, que le peintre ne peut pas seulement s'intéresser à l'immédiat et que chacun est toujours en filiation de la Renaissance."

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dimanche, 07 avril 2013 16:56

La banale cruauté. Michel Maffésoli.

L'univers de Labégorre nous fait rentrer de plein pied dans ce "concret le plus extrême".

D'une manière inquiétante et calme à la fois ses tableaux donnent à voir l'intime organicité de la vie et de la mort, la plurialité du monde et l'éclatement du donné mondain. L'efflorescence des couleurs, la prégnance du spectacle, l'âcre goût de la décadence, tout cela se mêle pour évoquer la "Formosa duplex" de l'existence. Ses tableaux évoquent à la fois la peur et l'harmonie, ils nous invitent à une déambulation spéculative où se dit la vie courante dans toute sa gravité. Dans un rêve éveillé, et sans prétention critique, il suffit de se laisser mener par la fulgurance des couleurs.

Michel Maffésoli, professeur de philosophie et de sociologie Paris III - Extrait de "La banale cruauté ou l'oeuvre au noir de Labégorre" - cité en 1986.

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dimanche, 07 avril 2013 16:49

Dominique Dussol - Sud Ouest 21/03/1990

A l'étage, on découvre que Serge Labégorre a radicalisé encore son propos. Sa galerie de portraits y gagne en force et en allure.
Implacables, les aplats de couleur y claquent sans violence, mais avec intensité. Dans un format monumental, l'environnement des quatorze portraits est saisissant. Le peintre construit et déconstruit, se livrant à un jeu de massacre sado-masochiste.

Extrait de "Cinq propositions" - à l'occasion de l'exposition du Groupe Pluriel à la Galerie des Beaux Arts - Bordeaux - 1990.

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dimanche, 07 avril 2013 16:21

Serge Labégorre, par Armelle Bajard

En un regard, tout est posé. Ce qui se joue sur la toile se trouve dans l'œil qui nous accroche. Oubliés les autres acteurs, confinés dans l'obscurité. Qu'ils soient prélats ou simples profanes, les portraits de Serge Labégorre sont ceux de comédiens, surpris dans le pinceau du projecteur. La tragédie, à n’en pas douter, se déroule, lente, inexorable, mais ailleurs. Revenons au regard intense qui fixe. Derrière cette étincelle de vie, une trouée intérieure, une perspective en prise directe avec l'invisible. Cette œuvre répond à une grande tradition théâtrale où le verbe ne déploie sa toute-puissance que dans la retenue et le dosage subtil des silences.

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Fonds Labégorre

  • Espace muséal du Fonds Labégorre
    2 impasse de la Lande - ZA Laubian 40510 Seignosse - France
    Entrée libre : du lundi au vendredi ouvert de 8h30 à 18h30 et le samedi de 11h30 à 18h30 (juillet et août jusqu'à 21h00). Le dimanche sur rendez-vous (sauf juillet et août : ouverture de 15h30 à 18h30).
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