Critiques de partout, différents en nous-mêmes, nous répétons depuis si longtemps avec une unanimité parfaite que Serge Labégorre est l'un des meilleurs peintres de son temps, qu'une simple annonce paraîtrait suffire à une nouvelle exposition de notre "International Libournais", ou tout au plus l'énoncé des toiles, pour que les amateurs aillent aux galeries : le nom de Labégorre est une certitude.

Or, Labégorre s'il nous a conquis, n'a pas fini de conquérir l'immense champ de la peinture. Certes, il l'avait soumis au joug de sa technique. Mais il creuse maintenant profondément cet humus où a germé tant d'art. Et le soc met à jour des richesses nouvelles.

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dimanche, 03 mars 2013 17:15

Egypte (printemps 2008)

IMG 7099bSerge Labégorre fut l'invité de la semaine française en Egypte, organisée par l'ambassade de France à Alexandrie.

En compagnie de représentants d'autres arts (dont Laure Colombani pour le cinéma, Daniel Piccouli pour la littérature et Richard Galiano pour la musique), il a animé divers évènements et rencontres, en avril 2008.

Occasion pour notre peintre français d'échanger avec de jeunes artistes égyptiens, passionnés et curieux ; toujours un vrai plaisir pour Serge Labégorre, accompagné de son épouse, Rosy, pour ce déplacement.

(Photo ci-contre : Serge Labégorre lors de l'installation de l'exposition, en compagnie de Brigitte Rémer, de l'Ambassade de France)

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serge15052009 400Du 10 juillet au 22 août 2010, Serge Labégorre était l'invité de la Galerie Danielle Bourdette-Gorzkowski, quai Saint Etienne, à Honfleur.

Cette excellente galerie défend le travail du peintre expressionniste français depuis plusieurs années.

"Ces visages dont je n'aurais pu lever le mystère, la prégnance de ces regards qui se posent sur moi, je les trace en prééminence sur la toile.

Il n'y a pas une seule peinture que j'ai signée, sans cette obsessionnelle présence de la figure humaine, de la haute silhouette d'un corps, né de la nuit à coups de sabres et qui saigne du dedans de moi."
Serge Labégorre, extrait de sa préface du catalogue de l'exposition.

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Serge Labégorre, le maître du portrait
C'est un beau cadeau que la ville de Soorts-Hossegor offre à Serge Labégorre, artiste peintre de renom, passionnément attaché à la cité de l'élégance océane. La réciproque fonctionne également. Du 22 octobre au 6 novembre, les salons du Sporting casino serviront de cadre aux toiles de ce grand expressionniste français. Exposé dans les galeries depuis 50 ans dans le monde entier, ses tableaux n'avaient jamais été présentés en ces lieux. Une exposition d'automne qui comble ce manque.
Pour l'artiste, c'est à Hossegor plus qu'ailleurs que se trouvent les émotions immédiates et l'allégresse d'un bel été au bord de l'Atlantique. Basco-béarnais de par ses origines, né en Gironde en 1932, Serge Labégorre est habitué à passer ses étés en famille, à Biarritz. En 1963, un ami, Jacques Cherprenet, l'accueille au seuil de la villa Linda, avenue du Point d'orgue. C'est le coup de foudre.
Cet homme de l'Aquitaine était alors professeur de dessin à Pau. « Puis la peinture deviendra la priorité. J'exposais régulièrement à Paris et j'ai été repéré par une galerie anglaise », résume-t-il en toute simplicité, presque avec une certaine retenue.

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Visages sévères, parfois impassibles ; mains imposantes, voire disproportionnées ; hommes d’Eglise et femmes élégantes jaillissant du fond noir dont les multiples poses suggèrent tour à tour la conscience de soi et de sa fonction, le recueillement sans oublier la volupté. Les toiles de Serge Labégorre se distinguent par leur hiératisme et monumentalité.
Qui est Serge Labégorre ? Qui est ce peintre considéré par certains comme un « intellectuel qui se garde bien de l’être » (Gérard Xuriguera) ?
L’homme peint depuis plus de soixante ans, explorant par ses œuvres les atermoiements, contradictions et passions de nos contemporains. Cette obsession de la figure humaine évoque celle éprouvée et mise en scène par ses lointains prédécesseurs de la Renaissance. Néanmoins, l’anthropocentrisme de Labégorre se démarque de ses devanciers optimistes – il n’a rien de triomphant !

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« (…/…) il n’y a pas de désespoir dans les toiles de Serge. Il y a seulement de l’inquiétude. L’inquiétude de tous ces regards qui ne trouvent plus les autres. »

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vendredi, 01 mars 2013 20:12

Gérard Xuriguera. Critique d’art.

« Hors des théories douteuses et des concepts essoufflés, voilà une œuvre forte et directe, exemplaire dans sa rectitude, qui nourrit le regard et l’esprit de sa fibre existentielle, en traçant inexorablement la part cachée de l’homme. »

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vendredi, 01 mars 2013 20:11

Lidia Harembourg. Critique d’art.

«Qui regarde l'autre ?

Face à ces portraits hiératiques et puissants, nous sommes confrontés à une réalité, tout en nous faisant complices d'une introspection humaine, brutale. Labégorre peint dans l'urgence d'une capture visuelle volant son intimité au modèle. L'irruption violente du visage, travaillé en séquences s'oppose au reste du corps en partie esquissé et largement peint. Dans sa frontalité, la figure monte du champ pictural brossé d'un geste impulsif, mais réfléchi.

Labégorre affronte la matière pour saisir la vie, ransmuer ces larges balafres roses, vermillon ou carmen en désir et en tendresse de chair. De la texture travaillée en épaisseur surgissent de prus moments picturaux qui s'inscrivent dans une dialectique du visible et du dissimulé.

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" Labégorre, ou la fin des regards"
Les couleurs sont rares, en état de choc… L’insondable énigme de la face vient de percuter la frêle surface de la toile…
Aux abords interdits de l’essentiel, l’absolu est à découvert, et Labégorre, en première ligne, fait front. Hauteur hautaine qui prend la mesure du destin, et sait narguer du regard le rouge effaré de l’horreur illuminée.
Ses têtes sont convulsives et chaotiques, dures et terribles, mais plus fières et plus vives que les ténèbres qui les font naître. Ce sont faces à hauteur d’univers, fabuleuses effigies du fragile clan humain, dont les clartés charnelles éclairent avec peine le noir éventré du vide.

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« Être peintre exige de l’épaisseur, un regard et, sans doute, un trajet singulier.
S’il y a un excès chez Labégorre, c’est bien un excès d’identité. Depuis toujours, il a une passion inguérissable, la peinture. Il s’y est investi corps et âme, sans itinéraire ni plan, à coups d’émotions.
En retour, sa peinture tisse une immédiate complicité avec celui qui la regarde, parce qu’elle a une correspondance avec les hommes, avec la vie, avec les grandes secousses du monde.
D’où la violence extrême de ses toiles, à laquelle le visage qu’il privilégie, échappe.
Les corps déstructurés, déchirés sont, eux, écrits en tracés fulgurants sur un ciel noir d’affiche.
Peindre non plus quelque chose mais quelqu’un, peut déclencher des énergies cosmiques.
Toute la thématique de Labégorre réside dans cette tension entre l’intériorité d’un regard et la folie qui l’entoure.
C’est de cet antagonisme que naît le choc. »

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Fonds Labégorre

  • Espace muséal du Fonds Labégorre
    2 impasse de la Lande - ZA Laubian 40510 Seignosse - France
    Entrée libre : du lundi au vendredi ouvert de 8h30 à 18h30 et le samedi de 11h30 à 18h30 (juillet et août jusqu'à 21h00). Le dimanche sur rendez-vous (sauf juillet et août : ouverture de 15h30 à 18h30).
  • Siège social
    2 avenue du Général de Gaulle 40230 Tosse - FRANCE

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