vendredi, 01 mars 2013 20:07

Myriam Soria. Professeur agrégée de l’Université de Poitiers. Présentation dans le cadre de son étude « Les corps déchirés.

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« Il est des hommes qu’il est impossible d’embrasser en quelques lignes. Serge Labégorre est de ceux-là. Celles et ceux qui ont écrit sur lui et son œuvre l’ont amplement souligné : la biographie de Serge Labégorre est un exercice sans fin ; il ne se dit pas, il se rencontre, toujours parcellisé, à travers les regards et les corps, les crânes et les paysages, les hommes et les femmes, solitaires, inquiets, épanouis, perdus, douloureux qu’il peint, autant de jalons dans une vie marquée d’épreuves et de doutes, derrière lesquels on sent optimisme, sensualité, curiosité, intelligence boulimique, profondeur mystique, sérénité.
Serge Labégorre ne se devine pas non plus.


Apparence : silhouette longiligne, beauté patinée, douceur élégante, voix chaleureuse, attitude généreuse, raffinement culturel rare, calme contagieux. Derrière son regard pénétrant, on sent un esprit acéré.
Pénétrer dans son atelier c’est comme quitter le jour pour plonger dans l’obscurité intérieure, c’est une entrée dans le tréfonds de son âme. Invitation à une lecture archéologique : les strates de tableaux, de dessins, de journaux, de mots vite griffonnés de sa main ou adressés par d’autres, grands et intimes, accumulés sur les portes et les poutres révèlent une âme débordante, intense, richissime, plus sensible encore, grande, belle. Le désordre est son labyrinthe où trône un chevalet derrière lequel les dernières compositions sèchent comme surgies de cette matière confuse et agitée de génie. Le visiteur en ressort bouleversé, touché par une révélation inattendue, lancé dans un cheminement qu’il ne peut refuser.
Serge Labégorre ne se raconte pas, il s’expérimente. »

Myriam Soria. Professeur agrégée de l’Université de Poitiers. Présentation dans le cadre de son étude « Les corps déchirés."

Lu 3403 fois Dernière modification le jeudi, 07 mars 2013 11:13

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