mercredi, 06 mars 2013 11:04

Inutile mais essentiel

"L’art est inutile mais l’inutile est essentiel. C’est comme la culture, ça ne sert à rien mais on ne peut vivre sans."

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mercredi, 06 mars 2013 10:58

La peinture, n’est pas que cérébrale

« La peinture, n’est pas que cérébrale. Certes, l’artiste pense avec des couleurs et des formes, mais il ne se coupe jamais de son corps réel, et s’il a un peu de sève, son corps pousse des profondeurs soufflantes jusqu’à des violences très pigmentées.
Il ne faut jamais perdre le contact avec cet immédiat de la création où s’abreuve l’existence même de la peinture.
Accéder au vrai passe par ce chemin, avant que le dernier regard ne s’épuise sur la définitive peau du tableau. »

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mercredi, 06 mars 2013 10:56

faire saigner la réalité sur la toile

"Il m'a semblé d'emblée que dans ce monde qui m'entourait, tout n'était pas qu'illusion ; qu'il y avait une réalité ; que je pouvais par les moyens de la peinture y avoir un accès, même fragmentaire ; qu'à partir de cette parcelle, en la dégraissant jusqu'à l'os, je pouvais la faire saigner sur la toile. " 

extrait d'un entretien avec Bernard Ponty - 1992

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Critiques de partout, différents en nous-mêmes, nous répétons depuis si longtemps avec une unanimité parfaite que Serge Labégorre est l'un des meilleurs peintres de son temps, qu'une simple annonce paraîtrait suffire à une nouvelle exposition de notre "International Libournais", ou tout au plus l'énoncé des toiles, pour que les amateurs aillent aux galeries : le nom de Labégorre est une certitude.

Or, Labégorre s'il nous a conquis, n'a pas fini de conquérir l'immense champ de la peinture. Certes, il l'avait soumis au joug de sa technique. Mais il creuse maintenant profondément cet humus où a germé tant d'art. Et le soc met à jour des richesses nouvelles.

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serge15052009 400Du 10 juillet au 22 août 2010, Serge Labégorre était l'invité de la Galerie Danielle Bourdette-Gorzkowski, quai Saint Etienne, à Honfleur.

Cette excellente galerie défend le travail du peintre expressionniste français depuis plusieurs années.

"Ces visages dont je n'aurais pu lever le mystère, la prégnance de ces regards qui se posent sur moi, je les trace en prééminence sur la toile.

Il n'y a pas une seule peinture que j'ai signée, sans cette obsessionnelle présence de la figure humaine, de la haute silhouette d'un corps, né de la nuit à coups de sabres et qui saigne du dedans de moi."
Serge Labégorre, extrait de sa préface du catalogue de l'exposition.

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Serge Labégorre, le maître du portrait
C'est un beau cadeau que la ville de Soorts-Hossegor offre à Serge Labégorre, artiste peintre de renom, passionnément attaché à la cité de l'élégance océane. La réciproque fonctionne également. Du 22 octobre au 6 novembre, les salons du Sporting casino serviront de cadre aux toiles de ce grand expressionniste français. Exposé dans les galeries depuis 50 ans dans le monde entier, ses tableaux n'avaient jamais été présentés en ces lieux. Une exposition d'automne qui comble ce manque.
Pour l'artiste, c'est à Hossegor plus qu'ailleurs que se trouvent les émotions immédiates et l'allégresse d'un bel été au bord de l'Atlantique. Basco-béarnais de par ses origines, né en Gironde en 1932, Serge Labégorre est habitué à passer ses étés en famille, à Biarritz. En 1963, un ami, Jacques Cherprenet, l'accueille au seuil de la villa Linda, avenue du Point d'orgue. C'est le coup de foudre.
Cet homme de l'Aquitaine était alors professeur de dessin à Pau. « Puis la peinture deviendra la priorité. J'exposais régulièrement à Paris et j'ai été repéré par une galerie anglaise », résume-t-il en toute simplicité, presque avec une certaine retenue.

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Visages sévères, parfois impassibles ; mains imposantes, voire disproportionnées ; hommes d’Eglise et femmes élégantes jaillissant du fond noir dont les multiples poses suggèrent tour à tour la conscience de soi et de sa fonction, le recueillement sans oublier la volupté. Les toiles de Serge Labégorre se distinguent par leur hiératisme et monumentalité.
Qui est Serge Labégorre ? Qui est ce peintre considéré par certains comme un « intellectuel qui se garde bien de l’être » (Gérard Xuriguera) ?
L’homme peint depuis plus de soixante ans, explorant par ses œuvres les atermoiements, contradictions et passions de nos contemporains. Cette obsession de la figure humaine évoque celle éprouvée et mise en scène par ses lointains prédécesseurs de la Renaissance. Néanmoins, l’anthropocentrisme de Labégorre se démarque de ses devanciers optimistes – il n’a rien de triomphant !

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« (…/…) il n’y a pas de désespoir dans les toiles de Serge. Il y a seulement de l’inquiétude. L’inquiétude de tous ces regards qui ne trouvent plus les autres. »

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" Labégorre, ou la fin des regards"
Les couleurs sont rares, en état de choc… L’insondable énigme de la face vient de percuter la frêle surface de la toile…
Aux abords interdits de l’essentiel, l’absolu est à découvert, et Labégorre, en première ligne, fait front. Hauteur hautaine qui prend la mesure du destin, et sait narguer du regard le rouge effaré de l’horreur illuminée.
Ses têtes sont convulsives et chaotiques, dures et terribles, mais plus fières et plus vives que les ténèbres qui les font naître. Ce sont faces à hauteur d’univers, fabuleuses effigies du fragile clan humain, dont les clartés charnelles éclairent avec peine le noir éventré du vide.

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« Labégorre domine, écrase. Par son art. Par sa puissance. Par sa force incisive du trait, par une façon d’utiliser la couleur que beaucoup lui emprunteraient mais qui lui appartiennent en propre.
C’est de la grande, de la très grande peinture : de celle devant laquelle on s’assied et on se tait. »

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