dimanche, 07 avril 2013 17:06

Labégorre aux Etats Unis

Voilà trente ans que Serge Labégorre a les doigts dans la peinture. Trente ans qu'il habite dans ce qu'il appelle la maison et qu'il ne peut en sortir.

L'aménagement avait commencé dans uen adolescence malade, de celles qui laissent couché un jeune homme au mileu de livres épars. Serge Labégorre s'était alors gavé d'images, de reproductions, vengean son incapacité à visiter les musées. Il en a gardé le culte intelligent de 2000 ans de peinture européenne tant il est vrai, dit-il, que " l'on ne peut faire table rase, que le peintre ne peut pas seulement s'intéresser à l'immédiat et que chacun est toujours en filiation de la Renaissance."

Publié dans textes & critiques
mercredi, 06 mars 2013 11:07

La proie et l'ombre

Ces visages dont je n'aurai pu lever le mystère, la pégnance de ces regards qui se posent sur moi, je les trace en prééminence sur la toile.

Il n'y a pas une seule peinture que j'ai signée, sans cette obsessionnelle présence de la figure humaine, de la haute silhouette d'un corps, né de la nuit à coups de sabre et qui saigne du dedans de moi.

Tout part du réel. Y a t-il d'autre trajet possible que d'installer le visible et de le basculer dans le gouffre où s'agitent tant de remous ?

Publié dans réflexions

« Il est des hommes qu’il est impossible d’embrasser en quelques lignes. Serge Labégorre est de ceux-là. Celles et ceux qui ont écrit sur lui et son œuvre l’ont amplement souligné : la biographie de Serge Labégorre est un exercice sans fin ; il ne se dit pas, il se rencontre, toujours parcellisé, à travers les regards et les corps, les crânes et les paysages, les hommes et les femmes, solitaires, inquiets, épanouis, perdus, douloureux qu’il peint, autant de jalons dans une vie marquée d’épreuves et de doutes, derrière lesquels on sent optimisme, sensualité, curiosité, intelligence boulimique, profondeur mystique, sérénité.
Serge Labégorre ne se devine pas non plus.

Publié dans textes & critiques