Labégorre, peintre de la région bordelaise, coloriste fougueux, brosse ses toiles à grands traits de couleurs pures qui s'enrichissent de la présence de tons neutres : des blancs et des noirs. C'est un tempérament généreux qui nous fait partager sa joie de vivre à travers des thèmes aussi simples et classiques que des baigneuses et natures mortes composées de pichets et de vases. Les formes parfois enfermées dans des cernes noirs tendent de plus en plus à éclater, se lier à l'espace qui les entoure dans des compositions dynamiques à l'intérieur du cadre toujours trop petit pour en contenir la totalité.

Geneviève Breerette.

Publié dans textes & critiques
dimanche, 31 mars 2013 09:40

Labégorre, par Francine Demichel - 2012.

« La peinture moderne commence quand l’homme lui-même ne se vit plus comme une essence, mais plutôt comme un accident. Il y a toujours une chute, un risque de chute : la forme se met à dire l’accident, non plus l’essence. » Gilles Deleuze - Francis Bacon, logique de la sensation.

Collectionner, c’est se procurer des moments d’intense bonheur car on partage le mystère inexpugnable contenu dans chaque œuvre choisie. A force de vivre parmi les tableaux, on acquiert un langage que l’on parvient à partager avec les artistes. Collectionner est une aventure permanente en ce qu’on l’on va toujours vers quelque chose que l’on ne connait pas. Vivre au milieu des œuvres d’art, et notamment des tableaux, c’est accroître son être, se révéler à soi même des aspects enfouis de sa personnalité. Acheter est un parcours solitaire : une œuvre détient une puissance singulière, une présence forte, qui nourrit la vie ordinaire de celui qui l’aime.

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