mercredi, 06 mars 2013 11:06

Le choix de la figuration

"C'est pour sa force évocatrice que j'ai choisi la figuration, pour tisser une immédiate complicité avec celui qui regarde."

"Le doute est un aiguillon qui attise la réflexion. Je savais bien que c'était l'humain qui m'intéressait, même si je m'en reposais parfois en paysageant."

""Quand j'ai choisi ma voie en peinture, l'abstraction régnait en maître. Il m'a semblé alors que tout n'était qu'illusion. Le retour au réel était la seule voie qui m'importait. Nous n'avons accès qu'à une parcelle de réalité. Mais cette parcelle me tirait vers la gravité et j'ai tenté de dégraisser ce fragment jusqu'à l'os. La peinture est faite pour intensifier. Elle est l'intensification de la vie. Je ne me suis jamais soucié de la mode, d'une école, puisque c'est ma vie que je créais."
(extrait de "Serge Labégorre. Coups de sabres dans la nuit." Interview par Armelle Bajard - ArtsThree)

Publié dans réflexions

Serge Labégorre, le maître du portrait
C'est un beau cadeau que la ville de Soorts-Hossegor offre à Serge Labégorre, artiste peintre de renom, passionnément attaché à la cité de l'élégance océane. La réciproque fonctionne également. Du 22 octobre au 6 novembre, les salons du Sporting casino serviront de cadre aux toiles de ce grand expressionniste français. Exposé dans les galeries depuis 50 ans dans le monde entier, ses tableaux n'avaient jamais été présentés en ces lieux. Une exposition d'automne qui comble ce manque.
Pour l'artiste, c'est à Hossegor plus qu'ailleurs que se trouvent les émotions immédiates et l'allégresse d'un bel été au bord de l'Atlantique. Basco-béarnais de par ses origines, né en Gironde en 1932, Serge Labégorre est habitué à passer ses étés en famille, à Biarritz. En 1963, un ami, Jacques Cherprenet, l'accueille au seuil de la villa Linda, avenue du Point d'orgue. C'est le coup de foudre.
Cet homme de l'Aquitaine était alors professeur de dessin à Pau. « Puis la peinture deviendra la priorité. J'exposais régulièrement à Paris et j'ai été repéré par une galerie anglaise », résume-t-il en toute simplicité, presque avec une certaine retenue.

Publié dans textes & critiques