dimanche, 07 avril 2013 16:21

Serge Labégorre, par Armelle Bajard

En un regard, tout est posé. Ce qui se joue sur la toile se trouve dans l'œil qui nous accroche. Oubliés les autres acteurs, confinés dans l'obscurité. Qu'ils soient prélats ou simples profanes, les portraits de Serge Labégorre sont ceux de comédiens, surpris dans le pinceau du projecteur. La tragédie, à n’en pas douter, se déroule, lente, inexorable, mais ailleurs. Revenons au regard intense qui fixe. Derrière cette étincelle de vie, une trouée intérieure, une perspective en prise directe avec l'invisible. Cette œuvre répond à une grande tradition théâtrale où le verbe ne déploie sa toute-puissance que dans la retenue et le dosage subtil des silences.

Publié dans textes & critiques
mercredi, 06 mars 2013 11:08

Grandeur humaine

"Je cherche à aller plus loin que l'évocation d'un visage : je veux souligner la grandeur humaine, la dignité. Même accompagnés, mes personnages semblent seuls. Cette solitude est le reflet de la vie actuelle."

"Etre peintre ne relève pas de l'héroïsme, l'héroïsme est toujours du côté du conjoint.

Le créateur est, lui, au dedans de sa propre obsession. Le secret désir d'être peintre vient de loin et les choses semblent se courber devant ces désirs enfouis, au point que comme le dit Jean Giono : 'Ce que nous emblons subir, nous l'appelons de toutes nos forces.'

Publié dans réflexions
mercredi, 06 mars 2013 10:56

faire saigner la réalité sur la toile

"Il m'a semblé d'emblée que dans ce monde qui m'entourait, tout n'était pas qu'illusion ; qu'il y avait une réalité ; que je pouvais par les moyens de la peinture y avoir un accès, même fragmentaire ; qu'à partir de cette parcelle, en la dégraissant jusqu'à l'os, je pouvais la faire saigner sur la toile. " 

extrait d'un entretien avec Bernard Ponty - 1992

Publié dans réflexions