Et Claude Giaud, dans la France (octobre 1968) :

"Plus que tout autre, Serge Labégorre sait exalter la sensualité de la couleur. Ses rouges, ses blancs et ses noirs éclatent en ce moment à la Galerie du Fleuve, dans des compositions d'un réalisme certain et nourries d'une puissante sève.

Publié dans textes & critiques
dimanche, 07 avril 2013 16:56

La banale cruauté. Michel Maffésoli.

L'univers de Labégorre nous fait rentrer de plein pied dans ce "concret le plus extrême".

D'une manière inquiétante et calme à la fois ses tableaux donnent à voir l'intime organicité de la vie et de la mort, la plurialité du monde et l'éclatement du donné mondain. L'efflorescence des couleurs, la prégnance du spectacle, l'âcre goût de la décadence, tout cela se mêle pour évoquer la "Formosa duplex" de l'existence. Ses tableaux évoquent à la fois la peur et l'harmonie, ils nous invitent à une déambulation spéculative où se dit la vie courante dans toute sa gravité. Dans un rêve éveillé, et sans prétention critique, il suffit de se laisser mener par la fulgurance des couleurs.

Michel Maffésoli, professeur de philosophie et de sociologie Paris III - Extrait de "La banale cruauté ou l'oeuvre au noir de Labégorre" - cité en 1986.

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