dimanche, 31 mars 2013 09:58

Une peinture grave, réaliste et dense

Les toiles de Labégorre frappent d'abord par leur aspect solide, ses sujets les remplissent avec force et santé. L'impression seconde est la gravité. C'est que le peintre comme le poëte sent le monde qui l'entoure à sa manière. Celle de Labégorre est lucide, réaliste et dense. Il est habité par une connaissance intuitive de l'autre. Et sa palette riche et généreuse est d'une pâte fidèle.

C'est à Paris, au Salon d'Automne qu'il se manifeste pour la première fois, en 1958, puis au Salon de le Jeune peinture, à la Société Nouvelle des Beaux Arts., aux Indépendants, aux Terres Latines etc...

Labégorre ne néglige pas pour autant sa province puisqu'il participe à la Biennale Internationale de Menton, au Salon Art présent de Toulouse, Art Nouveau à Montauban, (les grands marchés) de Bordeaux, Villeneuve sur Lot, Tonneins, Marseille, Sarlat, Brantôme, Pau, La Rochelle.

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jeudi, 07 mars 2013 11:23

Céline Edwards Vuillet - 2002

La chapelle de la Sorbonne s'apprête à accueillir les oeuvres de Serge Labégorre. Les Parisiens vont pouvoir admirer le travail de ce peintre de la souffrance, l'un des rares Bordelais contemporains à avoir une notoriété internationale.

Un petit chemin qui serpente entre les vignes en pente douce du Fronsadais, un portail déglingué adossé à deux poteaux surmontés d'une pomme de pin, nous y sommes : d'aspect modeste côté rue, la tanière de Serge Labégorre est une jolie maison de pierres qui réserve bien des surprises. Premier choc, le séjour installé dans l'ancien cuvier, vaste pièce monacale dont les murs blancs sont animés de grandes toiles qui habillent l'espace. Derrière une porte en bois se trouve l'ancien chai dans lequel le peintre a installé son atelier. Un aimabke désordre, des tableaux partout, certains délaissés, des esquisses, une toile sur un chevalet. Le lieu est habité, on y sent une vie transmise par tous ces visages hiératiques qui nous fouillent, nous scrutent avec un regard où se mêlent douleur et sarcasme. Car Serge Labégorre ne fait pas dans la mièvrerie, il travaille dans la dramaturgie. Porte-drapeaux muets de la souffrance humaine, ses personnages semblent figés pour toujours, tels les Pompéiens offerts à l'éternité dans toute leur humanité.

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mercredi, 06 mars 2013 11:01

L’émotion esthétique

"L’émotion esthétique est ce qu’il y a de plus haut en l’homme. Elle est de l’ordre du spirituel. C’est elle qui nous fait part de la médiocrité, du désenchantement des jours."

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mercredi, 06 mars 2013 11:00

je préfère la folie

"Nous sommes toujours guettés par deux précipices, le délire et la rigueur de la raison, elle suppose des métamorphoses mais je préfère la folie."

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