dimanche, 07 avril 2013 17:27

Le talent est un ambassadeur choix

De Baltimore à Los Angeles, en passant par New York, Santa Fe et Chicago, je sais que les expositions des oeuvres de Serge Labégorre seront une révélation profonde pour tous ceux qui par bonheur iront les visiter.

Cette peinture est rebelle, libre, sans concession, pleine de vie.

Le talent est un ambassadeur de choix. Aussi c'est avec joie et fierté que je salue l'expérience que tente notre artiste bordelais.

C'est un artiste en pleine maturité qui a su conserver la fougue de ses débuts. Mais sa plus grande force, c'est sans aucun doute son authenticité.

Préface de Jacques Chaban Delmas, Maire de Bordeaux - 1989.

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dimanche, 07 avril 2013 17:06

Labégorre aux Etats Unis

Voilà trente ans que Serge Labégorre a les doigts dans la peinture. Trente ans qu'il habite dans ce qu'il appelle la maison et qu'il ne peut en sortir.

L'aménagement avait commencé dans uen adolescence malade, de celles qui laissent couché un jeune homme au mileu de livres épars. Serge Labégorre s'était alors gavé d'images, de reproductions, vengean son incapacité à visiter les musées. Il en a gardé le culte intelligent de 2000 ans de peinture européenne tant il est vrai, dit-il, que " l'on ne peut faire table rase, que le peintre ne peut pas seulement s'intéresser à l'immédiat et que chacun est toujours en filiation de la Renaissance."

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dimanche, 31 mars 2013 09:58

Une peinture grave, réaliste et dense

Les toiles de Labégorre frappent d'abord par leur aspect solide, ses sujets les remplissent avec force et santé. L'impression seconde est la gravité. C'est que le peintre comme le poëte sent le monde qui l'entoure à sa manière. Celle de Labégorre est lucide, réaliste et dense. Il est habité par une connaissance intuitive de l'autre. Et sa palette riche et généreuse est d'une pâte fidèle.

C'est à Paris, au Salon d'Automne qu'il se manifeste pour la première fois, en 1958, puis au Salon de le Jeune peinture, à la Société Nouvelle des Beaux Arts., aux Indépendants, aux Terres Latines etc...

Labégorre ne néglige pas pour autant sa province puisqu'il participe à la Biennale Internationale de Menton, au Salon Art présent de Toulouse, Art Nouveau à Montauban, (les grands marchés) de Bordeaux, Villeneuve sur Lot, Tonneins, Marseille, Sarlat, Brantôme, Pau, La Rochelle.

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jeudi, 07 mars 2013 11:23

Céline Edwards Vuillet - 2002

La chapelle de la Sorbonne s'apprête à accueillir les oeuvres de Serge Labégorre. Les Parisiens vont pouvoir admirer le travail de ce peintre de la souffrance, l'un des rares Bordelais contemporains à avoir une notoriété internationale.

Un petit chemin qui serpente entre les vignes en pente douce du Fronsadais, un portail déglingué adossé à deux poteaux surmontés d'une pomme de pin, nous y sommes : d'aspect modeste côté rue, la tanière de Serge Labégorre est une jolie maison de pierres qui réserve bien des surprises. Premier choc, le séjour installé dans l'ancien cuvier, vaste pièce monacale dont les murs blancs sont animés de grandes toiles qui habillent l'espace. Derrière une porte en bois se trouve l'ancien chai dans lequel le peintre a installé son atelier. Un aimabke désordre, des tableaux partout, certains délaissés, des esquisses, une toile sur un chevalet. Le lieu est habité, on y sent une vie transmise par tous ces visages hiératiques qui nous fouillent, nous scrutent avec un regard où se mêlent douleur et sarcasme. Car Serge Labégorre ne fait pas dans la mièvrerie, il travaille dans la dramaturgie. Porte-drapeaux muets de la souffrance humaine, ses personnages semblent figés pour toujours, tels les Pompéiens offerts à l'éternité dans toute leur humanité.

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