mercredi, 06 mars 2013 15:59

Mes personnages m'appellent

"Ce sont mes personnages à un moment donné qui me font la leçon. Ils me rappellent que je ne suis là que parce qu'ils sont là ! Et non l'inverse ! Car le moment vient où l'ordre des choses se renverse et mes personnages en me créant me disent qui je suis. Voilà pour moi le vrai paradoxe. Ils m'appellent, comme s'ils me connaissaient mieux que moi ! Et ce doit être vrai. Je reconnais leur voix et leur voix ne dépend plus de moi. Et ils m'entrainent tellement au delà de moi-même. Ils exigent enfin d'être traités comme des personnes. Ils ont une telle soif d'absolu. Comment parleraient-il encore de désespoir ? Le désespoir est puvérisé !"
(extrait d'un entretien avec Bernard POnty, peintre et écrivain - 1992

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mercredi, 06 mars 2013 11:04

un monde en déficit de sens

"Il y a du sens à recréer. Il faut travailler à cela. Le monde est en déficit de sens. Il y a du sens à refigurer le monde. J’ai toujours cru à la prévalence d’un rapport au monde."

"Hier au soir, j'ai discuté avec des jeunes d'ici. Ils m'ont amené à quelques confidences. J'en extrais quelques unes dont la première est qu'il n'a jamais été question pour moi de mettre au rebut les valeurs qui m'ont civilisé. Dans le domaine de l'art, la "table rase" de la fin des années 1960 ne m'est jamais apparue que comme une illusion qui finirait dans l'outrance et l'infantilité ; dans les poubelles de l'histoire."
(extrait discours vernissage exposition DondolandoArte - Italie - octobre 2012)

 

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mercredi, 06 mars 2013 10:59

Sensoriel-rationnel...

« Le vieux dualisme Sensoriel-Rationnel… Je rationalise en rentrant à l’atelier. Puis j’accroche ma raison à la patère. Je laisse faire le corps. »

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Critiques de partout, différents en nous-mêmes, nous répétons depuis si longtemps avec une unanimité parfaite que Serge Labégorre est l'un des meilleurs peintres de son temps, qu'une simple annonce paraîtrait suffire à une nouvelle exposition de notre "International Libournais", ou tout au plus l'énoncé des toiles, pour que les amateurs aillent aux galeries : le nom de Labégorre est une certitude.

Or, Labégorre s'il nous a conquis, n'a pas fini de conquérir l'immense champ de la peinture. Certes, il l'avait soumis au joug de sa technique. Mais il creuse maintenant profondément cet humus où a germé tant d'art. Et le soc met à jour des richesses nouvelles.

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« Être peintre exige de l’épaisseur, un regard et, sans doute, un trajet singulier.
S’il y a un excès chez Labégorre, c’est bien un excès d’identité. Depuis toujours, il a une passion inguérissable, la peinture. Il s’y est investi corps et âme, sans itinéraire ni plan, à coups d’émotions.
En retour, sa peinture tisse une immédiate complicité avec celui qui la regarde, parce qu’elle a une correspondance avec les hommes, avec la vie, avec les grandes secousses du monde.
D’où la violence extrême de ses toiles, à laquelle le visage qu’il privilégie, échappe.
Les corps déstructurés, déchirés sont, eux, écrits en tracés fulgurants sur un ciel noir d’affiche.
Peindre non plus quelque chose mais quelqu’un, peut déclencher des énergies cosmiques.
Toute la thématique de Labégorre réside dans cette tension entre l’intériorité d’un regard et la folie qui l’entoure.
C’est de cet antagonisme que naît le choc. »

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samedi, 01 décembre 2012 14:30

Limoges (septembre et octobre 2009)

IMG 3189La galerie limougeode "En Aparté" a exposé Serge Labégorre du 19 septembre au 31 octobre 2009.
C'était une première présence de l'artiste figuratif expressionniste français à Limoges.

Cette exposition présentait à la fois des oeuvres très récentes du peintre, mais aussi de plus anciennes, voire quelques oeuvres peintes à ses débuts, dans lesquelles on trouve déjà son geste, son trait, une autorité, pourtant attentive et bienveillante, malgré les brutalités auxquelles notre condition d'homme nous confronte.

A cette même période, fruit de leur rencontre, un magnifique texte de Myriam Soria, universitaire française a été publié, dans le cadre de son étude "Les corps déchirés".

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