Visages sévères, parfois impassibles ; mains imposantes, voire disproportionnées ; hommes d’Eglise et femmes élégantes jaillissant du fond noir dont les multiples poses suggèrent tour à tour la conscience de soi et de sa fonction, le recueillement sans oublier la volupté. Les toiles de Serge Labégorre se distinguent par leur hiératisme et monumentalité.
Qui est Serge Labégorre ? Qui est ce peintre considéré par certains comme un « intellectuel qui se garde bien de l’être » (Gérard Xuriguera) ?
L’homme peint depuis plus de soixante ans, explorant par ses œuvres les atermoiements, contradictions et passions de nos contemporains. Cette obsession de la figure humaine évoque celle éprouvée et mise en scène par ses lointains prédécesseurs de la Renaissance. Néanmoins, l’anthropocentrisme de Labégorre se démarque de ses devanciers optimistes – il n’a rien de triomphant !

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